A la conquête du GEANT vert

gotmundo

Le monde se met au vert. Eco-geste, développement durable, sauvegarde de la planète, protection de l’environnement,… L’écologie est “The” sujet d’actualité, que l’on entend partout. Et les marques l’ont compris, elles doivent s’y mettre aussi. H&M, Monoprix, Mark & Spencer ou encore Hermès… Voici un tour d’horizon des marques les plus connues des français, qui se mettent à avoir la main verte.

 

vanessa-paradis-conscious-hm-photoLe 25 mars prochain, apparaîtra la nouvelle collection de H&M, avec pour égérie Vanessa Paradis. La ligne H&M Conscious sera une collection de vêtements réalisée à partir de matériaux éco-responsables. Coton biologique, polyester recyclé, Tencel… le printemps sera fleuri et vert chez H&M.

Après Lana del Rey pour la collection hiver, Laeticia Casta pour la collection Lingerie, cette fois ci c’est Vanessa Paradis qui prête son image. Elle sera ainsi l’égérie “responsable” pour la marque/fille de H&M et surtout l’ambassadrice idéale pour un nouveau message. Avec cette nouvelle collection, le géant suédois souhaite montrer qu’une tenue peut être à la fois tendance et écolo.

“C’est un vrai plaisir de participer à la collection Conscious chez H&M”. La chanteuse avoue se sentir très concernée par les sujets de développement durable. Le vintage, ce style qu’elle adore, s’inscrit tout à fait dans une démarche éco-responsable. L’ex-ambassadrice de Chanel confie d’ailleurs aimer “porter et reporter des vêtements ayant une histoire”

Mais l’initiative du géant suédois ne s’arrête pas là. Avec une égérie aux valeurs “responsables” et des vêtements “durables”, vient s’ajouter une action parallèle: un programme de collecte de vêtements. Ainsi, les H&M shoppers du monde entier pourront apporter les articles dont ils ne veulent plus. Et attention mesdames, la marque n’est pas rancunière, vous pourrez rapporter des vêtements dans les magasins dédiés et ce quelle que soit leur marque!

Mais suffit-il de vendre des vêtements aux imprimés botaniques et aux composants “bio” pour se prétendre être une marque responsable?

Vous allez le voir, d’autres marques vont plus loin dans leur engagement…

 

Monoprix ou le buzz des abeilles

 

379220_10151454650692494_1857669553_nDepuis mi-Janvier 2013, Monoprix distribue dans plus de 350 points de vente partout en France du miel un peu particulier: LE SIEN. En effet, 7 de ses magasins se sont vus être approvisionnés en miel issu de récoltes de ruches installées sur les toits de Paris. Ce miel parisien doit son existence à une initiative de la marque et une volonté de s’orienter vers la biodiversité.

 

En 2011, Monoprix a souhaité prendre un nouveau cap en affirmant son engagement écologique. Après un travail de réflexion avec l’agence EURO RSCG, le choix du distributeur s’est porté sur l’apiculture. Mais attention, pas n’importe laquelle: l’apiculture urbaine. Ainsi, 18 ruches ont pointées le bout de leur nez sur les toits des magasins parisiens (10 pour celui de l’Avenue des Ternes et 8 pour celui de la Porte de Châtillon).

Mais y – a t-il un risque pour nos amies les abeilles? AUCUN! Les abeilles seraient plus heureuses et donc plus propices à faire du miel en ville qu’en campagne. Elles sont effectivement moins en contacts avec les pesticides, insecticides et ont une alimentation plus variées (elles auraient une plus grande variété de fleurs à butiner). Pour renforcer la légitimité de son action, Monoprix a confié l’installation de ses ruches à l’apiculteur partenaire de Monoprix, Rémy Vanbremeersch. L’initiative a donc permis au groupe de promouvoir la production locale et artisanale.

Et les chiffres parlent d’eux même: 520 kilos de miel ont été récoltés en 2012, c’est à dire presque deux fois plus que la récolte de l’année précédente. Ainsi 2000 pots ont été vendus dans 7 des magasins parisiens sous la marque « Monoprix Gourmet », au prix de 4,90€.

Fort de ce succès et de ses abeilles butineuses, la marque a pu développer une gamme de produits issus de l’agriculture biologique (comprenant plusieurs centaines de références, de l’épicerie aux produits de beauté). Si ce n’est pas de l’engagement ça ?! Mais attention, nos voisins les Anglais, nous font de l’ombre sur le sujet…

 

Le plan A de Marks & Spencer

 

6a00d8341e286453ef00e54f0baf008833-800wiEn 2007, Marks & Spencer la célèbre chaîne de magasins britannique et certainement la plus emblématique du Royaume Uni a mis en place une ambitieuse démarche de responsabilité globale appelée Plan A. Le nom de cette opération n’a pas été choisi au hasard, selon M&S « Nous l’appelons « Plan A » parce ce que nous sommes sûrs que c’est maintenant la seule façon de faire du commerce et qu’il n’y a pas de Plan B pour notre planète.»

 

L’entreprise avait alors défini 100 objectifs à atteindre en 5 ans, couvrant l’ensemble des aspects de la responsabilité globale : l’efficience énergétique de ses magasins, l’impact environnemental et social des produits vendus, la coopération avec les sous-traitants et fournisseurs pour les aider à développer leur propre démarche de responsabilité globale, l’utilisation de moyens de transports plus propres, la promotion du commerce équitable ou le soutien à des organisations non gouvernementales. Ayant atteint la plupart de ces objectifs avant même la fin de la période de 5 ans, l’entreprise en a ajouté 80 à atteindre pour 2015.

En 2012, l’entreprise affirme que sur les 180  engagements annoncés depuis 2007, 138 ont été réalisés, 30 sont «en cours», six sont « en arrière plan » et les six derniers n’ont pas été atteints.

Ainsi M&S est devenu le premier grand détaillant du Royaume-Uni a être neutre en carbone, puisqu’il recycle désormais 100% de ses déchets, avec rien en décharge. De plus, tous les poissons sauvages vendus dans les magasins proviennent aujourd’hui des «sources les plus durables». Enfin les ventes de produits alimentaires issus du commerce équitable ont augmenté de 88% depuis 2006/7.

Mais M&S va encore plus loin en invitant ses consommateurs à participer à cette opération. Le concept, appelé «shwopping », est simple, les consommateurs sont invités a déposer un vêtement qu’ils n’utilisent plus pour chaque nouveau vêtement acheté !

Mais le luxe aussi pointe le bout de son nez et n’hésite pas à s’engager à sa manière.

 

Hermes et son « Petit h »

 

hermes-petit_h_0043Hermès, incarnant le summum du luxe made in France, a troqué son carré de soie pour des tissus tâchés ou encore de la porcelaine fêlée en lançant une collection particulière issue du recyclage, « petit h ».

En effet la marque a récupéré de tous les ateliers Hermès des matières (cuir, soie, porcelaine, cristal, textile) avec des petits défauts qui sont invendables pour leur donner une seconde vie en les transformant en matières premières. Ainsi la marque a créée de nouveaux objets assez insolites tel qu’une commode en cuir et tissu éponge, une série de tasses transformées en un luminaire, une paire d’haltères en cristal, ou encore une chaise créée à partir de chutes de magazines. Tous ces objets deviennent des modèles uniques et collector entre art et design.

La créatrice de ce projet Pascale Mussard (la petite fille d’Emilie Hermès) aussi surnommée «On-ne-jette-pas-ça-pourra-toujours-servir» n’a pas faillit à sa réputation en créant ces fameux OPNI «objets poétiques non-identifiés». Seule et unique consigne « dessiner une collection d’objets imprévisibles et fonctionnels » Hermès est allé encore plus loin en exposant et commercialisant tous ces « petit(s) h » au sein de ses boutiques.

Ainsi Hermès s’inscrit dans le mouvement de « l’upcycling », en réduisant le gaspillage en réutilisant d’anciennes créations pour en produire de nouvelles.

La recette d’un tel succès : un grain de folie, un brin d’imagination et un grand savoir faire ! On remercie les artistes, les stylistes et les artisans qui ont participé à cette belle opération.

Qui a dit que luxe et développement durable ne pouvaient pas cohabiter ?

Tous ces exemples illustrent bien le fait que les enseignes de distribution, de prêt à porter ou encore de produits de luxe  s’intègrent de plus en plus dans une démarche de développement durable. Simple effet de mode ? Réelle prise de conscience ?

Car comme dirait Robin (dans Batman & Robin pour les incultes) « Tu as la main verte….Mais de quelle couleur est le reste ? »

 Charlotte & Lucile 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>