Snob ? Non, Phub!

faire part

« C’est avec un grand plaisir que je vous annonce la naissance de Phubbing ». Je vous rassure tout de suite, malgré mes airs de faire part, je n’ai pas d’heureux événement à vous annoncer (encore heureux d’ailleurs) et non je n’ai pas non plus rebaptisé mon poisson rouge. Encore non, je n’ai pas perdu la tête (quoique). C’est à l’agence australienne McCann que nous devons ce néologisme. Le « Phubbing » c’est la contraction de phone et snubbing (snober). Il s’agit ici de l’acte de snober quelqu’un en prêtant plus attention à son smartphone. Il y a bien sur ceux qui trouvent cela néo-normal et ceux qui trouvent cela impoli, en somme nous en sommes tous les acteurs et les victimes. Chaque jour, même les humains les plus prévenants sont attirés par ce mystérieux phénomène, que ce soit dans les magasins, les transports en communs, les restaurants, les WCs…

C’est indéniablement grossier que quelqu’un préfère texter et ignorer la personne avec qui il est en faveur de son smartphone. Et bien, aujourd’hui la grossièreté a un nom.

Le « Phubbing », nouveau mot ou nouveau fléau ?

En France, nous l’avons remarqué de nouveaux mots sont désormais autorisés dans le dictionnaire et nous avons pu assister à la naissance de « bombasse », « lol », « gloups » ou encore « à l’arrache ».  Ces « mises à jour » ne sont plus réservées aux ordinateurs et autres appareils électroniques.

Question : quel est le lien avec le « Phubbing »? Réponse : L’évolution de ce langage donne alors des idées aux agences de pubs pour créer ou expliquer de nouveaux concepts. Ce lexique est apparu surtout auprès de la nouvelle génération adepte de la transformation du langage lors d’événements sociaux (oui je parle de soirées, de réunions d’élèves, de week-end d’intégration…)

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Le « Phubbing » se présente donc lui aussi dans toutes sortes de situations sociales – parmi les jeunes en particulier, qui prétendent  bien évidemment que c’est  une habitude et qu’ils ne peuvent s’y empêcher (mais bien sûuur). De bien nombreux chercheurs et médecins ont diagnostiqué cette nouvelle maladie comme addictive et avec le progrès des technologies et les nouvelles applications, il apparait alors quasi impossible d’y échapper. En 2011, l’auteur Sherry Turkle a écrit un livre intitulé Alone Together  et a essayé de quantifier l’effet du téléphone sur la société. Aussi, l’année dernière, l’Université des sciences sociales d’Essex a publié une étude sur la façon dont la simple présence d’un téléphone peut entraver les interactions avec de nouvelles personnes.

« Stop Phubbing » la nouvelle campagne virale.

Le « Stop Phubbing » est une campagne créée il y a déjà quelque mois par un australien de 23 ans Alex Haigh, et ​​est en passe de devenir un mouvement mondial. Adepte moi-même de cette maladie, ce n’est donc pas un hasard ni une surprise qu’une campagne anti Phub ait été développée. Selon Alex Haigh, il paraitrait que si le Phubbing était une épidémie (comme la peste ou la rage) il décimerait 6 fois la Chine. Autre fait : Les jeunes Australiens (âgés entre 16 et 24) passent l’équivalent de 29 jours chaque année fixé sur leurs mobiles. L’intention derrière cette campagne est tout de même assez grave : elle prône des moyens aux phubbers d’échapper à leur addiction.

Alors une dernière question vous trotte dans la tête, pourquoi cette campagne va-t-elle faire le buzz ?

Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas seulement parce que « phubbing » est vraiment amusant à dire. La popularité virale de la campagne reflète également notre ambivalence moderne sur les gadgets. Bien qu’il n’existe pas de stats sur les taux  de phubbing, nous savons que les Américains, Européens, Asiatiques, Latinos (bref le monde entier)… aiment tout particulièrement leurs smartphones pour leurs nombreuses applications.

Et c’est donc par ces petits vices qu’Alex Haigh s’immisce et propose des jeux pour empêcher les Phubbers de snober ou de récidiver.

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La démarche est simple :

1-      Trouvez-vous un ami (un Phubber c’est toujours mieux)

2-      Proposez-lui une intervention (ouais un peu comme dans How I met your mother) grâce à une lettre pré rédigée (c’est plus rapide, plus simple et Alex vous a déjà trouvé les mots justes)

(<—- c’est là à gauche) ;)

3-      Poussez votre ami vers le chemin de la rédemption et du progrès. Là deux options s’offrent à vous, soit : vous l’accompagnez gentiment en le prenant par la main et en allant le rechercher à la sortie avec un gouter. Soit : c’est un électrochoc, là je vous laisse maître.

4-      Munissez-vous des posters créés par Alex et disposez les un peu partout dans son appartement.

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5-      Même opération, mais maintenant pour les lieux publics. Il vous faut repérer et sélectionner les lieux habituels de votre ami et disposer sur les vitrines (si le commerçant est d’accord bien évidemment) des affiches autocollantes interdisant l’entrée de la boutique aux Phubbers.

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6-      Pour les autres étapes ou gadgets, je vous laisse regarder comme des grands sur le site internet : http://stopphubbing.com/

En étant plus sérieuse, et après avoir tout lu sur le « Phubbing », je me sens totalement coupable, et m’engage donc à réduire ma consommation lors de mes sorties avec mes amis et ma famille. Et j’espère que vous aussi à la lecture de mon article  vous allez y réfléchir à deux fois sur l’utilisation de votre téléphone lors d’un repas romantique, ou en faisant la queue au Starbucks… Il est donc forcément déconseillé de lire cette article avec votre téléphone (sinon vous n’avez absolument rien compris). Et dans le cas contraire, j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, vous êtes, vous aussi un phubber et je vous prierai de vous inscrire pour la prochaine intervention (on peut y aller à deux ?!).

Sur ce je vous abandonne et m’active à poster sur Facebook , Twitter , Google+ et LinkedIn , mon article. Attention ! En temps voulu (oui peut être au resto, dans des bars, chez mes parents..) je vérifierai les likes, les commentaires et autres actions générées. Ok, je vous l’accorde mon  « stop Phubbing » devra commencer la semaine prochaine, un peu comme mon régime d’ailleurs.

A bientôt, pour de nouvelles aventures,

Hélène, 23 ans, domiciliée à Boulogne Billancourt, créatrice de tendances, talentueuse innée, hyperactive les week-ends, bref je fais partie de la génération Y. Donc tu peux me follow on LinkedIn et DoYouBuzz

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