MES résolutions 2014: Menteuse(eur).

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En cette matinée du 2 janvier, je me réveille avec l’impression que des travaux sont en cours dans mon lobe temporal droit et je m’entends prononcer cette fameuse phrase connue de tous « en 2014, je ne bois plus une goutte ! ».

Comment choisissons-nous nos bonnes résolutions pour l’année à venir ? Et pourquoi les prenons nous quand même en sachant qu’on ne les respectera pas plus d’une demi-semaine ?

Au commencement, les résolutions vont de pair avec la nouvelle année car chaque mois de décembre se déclenchent 2 phénomènes récurrents :

  1. Qu’ai-je fait cette année ? vite, je dois faire mon BILAN !
  2. Je reprends tout ce qui me dérange à zéro pour être au top cette année.

Il n’y a en réalité que deux sortes de résolutions : celles que l’on prend pour nous, égoïstes que nous sommes (Ex: je me fais faire un massage par mois, pour me détendre) et celles que l’on prend pour les autres, histoire de montrer que nous ne sommes pas si égoïstes finalement (Ex : je vais être plus gentille avec mes collègues / j’arrêterai de monter le chauffage à fond lorsque Jules est sortit). Quoi qu’il en soit, quoi que nous décidions, nous sommes influencés.

Nos proches y sont TOUS pour quelque chose, ils se servent de cette occasion pour nous dire nos 4 vérités car ils savent qu’on ne le prendra pas mal s’ils disent « cette année, tu pourrais être un peu moins colérique ? dépensière ?  désordonnée ? ». Nous l’envisageons. Nous sommes condamnés à être un peu plus comme ils veulent chaque année.

L’INFLUENCE DES MARQUES SUR NOS RESOLUTIONS

  1. Les marques « bienveillantes, complices »

Il s’agit des marques qui nous poussent à « prendre soin de nous », elles comptent sur notre bonne conscience et nous influencent dans nos choix afin de faire ce qui est « bon » pour nous (et pour leurs ventes car il s’agit bien souvent de marques commerciales et/ou de services dits de loisirs). Ces marques savent que leurs produits/services ne sont pas de première nécessité, il faut donc nous inciter à les utiliser.

Elles aussi se servent de cette envie de renouveau pour intégrer à nos habitudes de consommation leur produit en adaptant leur discours à cette période où nous sommes plus réceptifs.

fringues zalando

« Promis, en 2014, je me mets au fitness » – Zalando.fr

Les résolutions les plus courantes type « je me mets au sport cette année », « j’arrête de fumer », « je prends un peu plus soin de moi » ou encore « je passe plus de temps avec ma famille » sont les plus pratiques car elles parlent à tous. Elles peuvent donc nous être soufflées avant que l’on y pense. Une image valant le meilleur des discours, voici un exemple.

Cette publicité pour Zalando nous souffle mi décembre qu’il serait vraiment pas mal de faire un peu de sport cette année et en profite pour nous proposer ses produits adaptés.

——> Quand nous allons nous dire « ah oui, un peu de sport me ferait du bien » nous allons repenser automatiquement aux produits Zalando : INFLUENCE !

zzzzzzz cigarette-electronique-couleur-ecig-580x580Ces publicités là nous influencent dans le sens où elles s’adressent directement à notre bonne conscience. L’une annonce clairement son intention de jouer sur les résolutions de la nouvelle année et l’autre base son plan de communication exclusivement autour des fêtes de fin d’année, justement à cette période où les fumeurs disent « cette année, j’arrête de fumer ! »

2. Les marques culpabilisantes

Celles ci se basent davantage  sur les résolutions que l’on prend pour autrui car les elles sont au courant que nous dépensons plus facilement pour nos proches (surtout pour les enfants). Elles utilisent toujours notre bonne conscience et appuient sur la notion de « ce qu’il serait bien de faire ».

Le parfait exemple est cette publicité en télé qui nous informe que nos enfants vont être fous de joie quand nous allons leur dire « oui » pour Disneyland grâce à l’offre sur les 40 premiers jours de l’année…

Disney

Nous nous sommes dit « il faudrait que je prenne plus de temps pour mes enfants, pour ma famille » et Disney s’empare de cette sensation que vous avez de n’avoir pas fait suffisamment en 2013 pour vous proposer de vous racheter en 2014 !!

gym enf

 

De la même manière nous avons tous envie (enfin ceux qui le sont) d’être de bons parents ! Voici la publicité d’un organisme sportif. Elle s’adresse clairement aux enfants mais vise la conscience (et le porte monnaie) des parents.

Finalement, nous savons tous ce qu’il faudrait que l’on fasse pour « se sentir mieux » et « faire mieux » mais si nous ne le faisons pas c’est peut être parce que nous n’avons pas envie d’être au top !

Le plus bénéfique est-il de prendre de grandes décisions une fois par an qui nous rendrons « mieux » ou d’en prendre de simples plus souvent pour être  juste « bien » ?

Salut ! Moi c'est Claire, je serai bientôt diplomée d'un M2 en Communication 365°, j'ai 1 an et demi d'expérience en agence et je suis disponible à partir de juillet. N'hésitez pas à me contacter ! https://www.linkedin.com/pub/claire-legros/70/967/a62

3 comments

  1. Céline   •  

    Toujours les mêmes résolutions…et toujours le même constat d’échec à la fin de l’année !
    Alors pour une fois aucune résolution parce que après tout être « juste bien » c’est déjà amplement suffisant ! D’autant que pendant le Bilan, moins d’échec = moral au top !

  2. Greg   •  

    Sympa l’article ! Ça permet pour une fois de déculpabiliser sur le fait que comme chaque année ces grandes et belles résolutions, seront trop grandes et trop belles pour être réalisées…!

  3. Nassim Rais   •  

    Très intéressant comme sujet, il existe de plus en plus des stratégies d’influence dans lesquelles les marques ne diffusent plus elles-mêmes tous les messages, mais s’appuient sur des personnes influentes, supposées neutres et extérieures à la marque, pour relayer des informations…. Bonne initiative!!!

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