Les Gouttes d’eau font les grandes rivières

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Ce proverbe illustre bien le terme de « fundraising » ou collecte de fonds. Le « fundraising » est un processus de sollicitation financière et de collecte de dons de particuliers, d’entreprises, de fondations ou même d’organismes gouvernementaux. Son objectif premier est de mobiliser des ressources pour des organismes. Les premiers à agir dans ce secteur fut les ONG et associations, mais peu à peu il s’est étendu aux domaines de la culture, de la recherche et même aux projets personnels des particuliers. Le fundraising est en plein essor et il doit s’adapter à un environnement en constante évolution. Depuis plusieurs années, le désengagement de l’état et la baisse des subventions ont contribué au développement de ces méthodes.

Les différentes techniques de collecte

Il existe différentes sortes de techniques de collecte, elles peuvent d’ailleurs coexister et interagir ensemble. Les « quêtes » comme l’illustre très bien la sexy Adrianna Karembeu avec les journées nationales de la quête de la Croix Rouge (je vous fais le plaisir d’une petite photo de qualité). Mais aussi les récupérations, les fêtes, les galas, les tombolas, loteries et ventes de charités, les ventes de produits, les abonnements à des revues, les medias, le mécénat philanthropique et les grands donateurs, le « street fundraising » ou encore le marketing directe qui est une des premières sources de dons en Europe.  Comme vous l’avez compris les techniques de collecte ne manquent pas à l’appel mais ce n’est pas pour autant que les associations trouvent facilement des fonds.

ADRIANNA

Les difficultés de la collecte

D’ailleurs, les ONG, associations sont encore trop dépendantes des subventions publiques. Le taux de dons en France est faible par rapport à d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Angleterre. De plus on constate que ce sont certaines typologies de personnes qui donnent régulièrement. En effet, les jeunes de moins de 25 ans sont moins de 30% à faire un don quel qu’il soit. Alors que les personnes de 65 ans et plus, représentent quasiment le double. Il faut donc trouver un moyen de rajeunir la cible. Il y a aussi un risque de sur-sollicitation du public face aux demandes de toutes les ONG et associations. Suite aux demandes répétés entre la technique qui consiste à déployer des commandos de jeunes qui interpellent les passants dans la rue ou le mailing qui permet d’incorporer un gadget à la demande de dons… les gens se sentent « agressés ». Les acteurs de la collecte doivent donc se concerter et innover pour éviter un ras le bol des donateurs.

L’e-collecte

Le don en ligne est une technique de collecte de plus en plus utilisés par les acteurs de cet environnement. Ces dernières années, la donation en ligne s’est imposée comme le moyen de récolte de dons connaissant la plus forte croissance. En 2012 en France, 27% des donateurs (21% en 2011) donnent déjà en ligne pour un montant total de 300 millions d’euros. Le don moyen en ligne est de 136 euros (contre 106 euros l’année précédente). On est encore loin des Etats-Unis qui ont pris une avance importante, 65% des gens donnent en ligne. Les donations en ligne sont donc dans une phase de croissance, le fait que d’autres pays aient une avance importante dans ce domaine nous permet aussi de prévoir avec plus de certitude l’évolution du marché. Nous pouvons donc l’affirmer : les donations en ligne vont encore augmenter !! Un autre facteur en faveur du e-fundraising est « l’économie collaborative » qui est de plus en plus en vogue. Comme le dit très bien, Vincent Ricordeau, cofondateur et président de kisskissbankbank, une plateforme de financement participatif : « Pendant des décennies, les consommateurs ont acheté ce qu’on leur disait d’acheter. Maintenant, ceux-ci reprennent un peu en main cette consommation en se disant qu’ils peuvent devenir des acteurs de leur propre consommation ». Il faut donc prendre en compte ce changement d’usage pour l’intégrer à la stratégie de collecte de fonds. Cette économie collaborative évolue avec internet et les réseaux sociaux. Il faut donc connecter les anciennes techniques de collecte aux nouvelles.

De plus, au niveau expérience, le net a prouvé son efficacité en tant que canal de collecte au moment du tsunami. Par contre les associations ayant reçu des dons via internet ont échoué à garder leurs donateurs et à les transformer en fidèles donateurs. On peut donc comprendre qu’internet a été utilisé comme un canal de transaction et non comme un canal de communication, accélérateur et générateur de dons. Pourtant ce média est rentable, écologique, économique et non-intrusif. Le planning stratégique autour de la collecte de fonds est nécessaire et doit encore évoluer. Il faut créer un attachement fort et durable entre le donateur et la cause. Seul un bon usage des techniques anciennes et nouvelles peuvent garantir la pérennité de la collecte des associations.

Certaines ONG l’ont d’ailleurs compris. Par exemple Il y a deux ans Greenpeace à lancer une opération de collecte originale pour la construction de son navire Rainbow Warrior III. Sur un site participatif en 3D, les internautes étaient invités à acheter les pièces du futur bateau. La stratégie était de matérialiser le don en partant d’une vise à 1€ jusqu’à un appareil de dessalement à 7000€.

son navire Rainbow Warrior III

Pour le moment  le don en ligne ne constitue qu’une goutte d’eau par rapport au reste des dons, mais si les associations et ONG se concentrent sur des plans de collecte comme celui de Greenpeace, la donation en ligne peut largement augmenter. Les donateurs ont besoin d’être intégré au projet et de savoir où va leur argent. L’utilisation des fonds sur le terrain doit faire l’objet d’une plus grande remontée d’informations. La vidéo peut répondre à cette exigence, ou encore des animations, des infographies, des applications donnant des alertes…

Sources :

socialgood.fr/2013/02/25/les-dernieres-tendances-du-don-en-ligne

lemonde.fr/vous/article/2013/02/25/la-moitie-des-plus-de-65-ans-donnent-par-internet_1838709_3238

 


Je suis en dernière année de Master de communication 365° tout en étant chargée de communication corporate à BNP Paribas Cardif, où je m’occupe de toutes communication à destination de nos partenaires comme : rapport d’activité, vidéos, événements… Je suis maintenant à la recherche d’un poste de planneur stratégique junior dans la collecte de fonds.

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