HOUSE OF CARDS : UNE SERIE EPOUSTOUFLANTE

Sans titre

«Que la boucherie commence».  Par ces mots, Frank Underwood annonce la couleur pour la deuxième saison de la série House of Cards.

Netflix a mis en ligne le 15 févier la saison 2 de son thriller politique, Canal + l’a diffusé pour notre plus grand bonheur 1 mois après. Cette série est un véritable chef-d’œuvre, un scénario parfaitement orchestré grâce notamment à la perspicacité du sénariste Beau Willman qui fut devinez quoi ? Conseiller politique pour entre autre Hillary Clinton, rien que ça !   Il confie à travers une interview « Les gens ont toujours été fascinés par les histoires de pouvoir.  La politique est un monde naturellement dramatique, où les enjeux sont considérables, où des gens très intelligents se manipulent les uns les autres, mettent en place des stratégies, se séduisent, mentent… ».

Le jour de la Saint-Valentin, ce sont 2% de fidèles abonnés américains de la SVOD Netflix qui se sont enfermés chez eux pour embraser avec passion les 13 épisodes de la nouvelle saison (ils ne regrettent pas de s’être privés d’air frais tout un week-end)

A première vue, cela peut paraître dérisoire mais ce pourcentage reflète quand même plus de 635 000 spectateurs, auxquels on peut ajouter 1% de spectateurs estimés pour l’autre côté de l’Atlantique. Par ailleurs, nous n’oublions pas les pirates particulièrement actifs, dont on peut imaginer l’intérêt massif.

La série House of Cards n’est pas si loin de la réalité, comme le souligne si bien Laurence Haim Journaliste Politique à la maison blanche, sur Canal+ :

http://www.canalplus.fr/c-series/c-house-of-cards/pid6186-hoc-videos.html?vid=921052

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L’HISTOIRE, SANS SPOILERS. PROMIS.

Le redoutable Frank Underwood incarné par Kevin Spacey, un représentant au Congrès de Washington, aride de pouvoir et affligé de ne pas avoir été nommé secrétaire d’État. Le Président le lui avait pourtant promis, et Frank avait contribué à le faire élire. La riposte sera terrible. Cet audacieux homme d’état est décidé à atteindre son but : devenir Vice-Président. Tous les moyens sont bons sur le chemin du pouvoir : imposture, fourberie, humiliation, calomnie… et même supprimer ceux qui se dressent sur sa route (méthodiquement tracée).

N’ayant pas été désigné Secrétaire d’Etat, Francis sera écarté pour être assigné sur la publication d’un projet de loi plutôt bancale. Mais ce projet de loi n’est qu’un artifice de passage pour Francis, qui lui sera utile pour maquiller la mise en place de sa stratégie machiavélique.

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Il regroupe l’ensemble de son équipe autour de son stratagème : Zoe Barnes journaliste Politique, Doug son fidèle homme de main, Claire, sa femme, belle et troublante, à la tête d’une association environnementale, qui veille à avantager la position de son mari en toutes circonstances.

Chacun des personnages est doté d’une rare profondeur, on devine ainsi l’épatant calibrage du scénario.

 

LE FASCINANT FRANK UNDERWOOD

On adore maudire ce Francis Underwood, doté d’un rare sens de la manipulation dans les hautes sphères de l’état. Quand Laurence Haïm, nous confie combien elle trouve cette série très proche des coulisses de la Maison Blanche, cela fait froid dans le dos.

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On aime entendre ses «confidences» parées d’un subtil humour noir qui nous réinjecte l’idée que chacune de ses actions est parfaitement orchestrée.

Une particularité dans cette série nous rendant complètement addict ; quand Franck Underwood s’adresse à la caméra, et que le masques tombent ! Non seulement il est efficace, mais en plus il partage ses plus grands secrets avec nous. Chacun des téléspectateur peut avoir l’impression d’être complice de ses prouesses machiavéliques. C’est ainsi que son ingéniosité alliée à son cynisme ambulant nous transportent naturellement.

Par le regard d’un « anti-héros » qui n’a aucune morale sinon celle de ses ambitions, la sphère du corps diplomatique est composée de représentants schizophrènes, s’auto-proclamant de la droiture et de la bienséance au grand jour, mais corrompus et cupides entre deux portes. On peut avoir pour interprétation négative mais vraisemblable : tous ceux qui souhaitent conserver leur intégrité et se porter au service du peuple, ne survivront pas, c’est indéniable.

 

BARACK, TOUT DE MEME !

Un scénario remarquable et un travail très approfondi sur chacun des personnages, offre à House of Cards toutes les cartes pour conquérir les spectateurs.

L’un des spectateurs déjà conquis n’est autre que Barack Obama ! Quelques jours avant la sortie de la saison 2 de house of Cards aux Etats-Unis, le Président a profité de la présence à la maison blanche du co-fondateur de Netflix pour luis demander en plaisantant un accès privilégié à la saison 2… Ensuite il n’a pas tardé à poster un tweet déclarant « Tomorrow : House of Cards. No spoilers please. »

Le Président de l’une de la plus grande puissance mondiale en train de faire du pied à Netflix pour bénéficier en exclusivité des nouveaux épisodes, qui l’aurait cru ?

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DIKTATS DE CONSOMMATION

On peut le dire, aujourd’hui les plus grands réalisateurs se lancent dans la production de séries TV. Le petit écran détrône le grand, pour deux raisons : nous avons le temps d’apprécier et de cerner le rôle de chacun des personnages ; on a hâte de les retrouver pour le prochain épisode, le suspense dure et se savoure.

Cela dit, à travers les séries à succès, la société américaine serait-elle en train de nous faire adhérer à son propre diktat de consommation ?

A l’heure actuelle, les gens ne se ruent plus sur la saison 2 de House of Cards uniquement par goût, mais aussi pour rester connecté et ne pas être « largué ».

En réalité, il importe peu d’apprécier ou non une série car il est nécessaire de les visionner. Il faut passer par les incontournables Breaking Bad, Games of Thrones, Homeland, Mad Men ou The Americans  pour être pris au sérieux dans les cercles d’initiés. Par contre, personne ne vous en voudra de ne pas connaître Gilmore Girls…

Les idées reçues selon lesquelles le petit écran n’arrive pas à la hauteur du grand est en train de s’effondrer comme un château de carte.

Pour finir, j’espère que vous n’avez à l’esprit qu’une chose : FONCER pour regarder l’une des meilleures séries dramatique jamais réalisée. Le fascinant Francis n’est jamais à cours de vacheries et d’aphorismes qui vous séduiront à coup sûr !

Bon visionnage ;)

 

 

 

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