Le Street Art : Des années 70′s au web 2.0

graffiti

De l’incontournable Banksy à la tour Paris 13, le street art est plus que jamais l’objet de toute les attentions. Que ce soit dans des opérations de Brand Content, de merchandising produit ou de spots TV, les cultures urbaines ont le vent en poupe. Pourtant cela n’a pas toujours été le cas, et le terme même de culture urbaine à longtemps été associé aux produits de ceux que «les médias traditionnels ont toujours refusés d’écouter et d’entendre». Vous vous demandez comment le Street Art est-il passé d’une pratique marginale à une tendance mainstream toujours plus créative ? Let’s keep reading then…

Quand la communication donne au Street Art ses lettres de noblesse

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En France, le terme de street art a commencé à apparaître à partir des années 60’s – 70′s dans un contexte d’urbanisation croissante des villes. L’art urbain est la pratique qui prend en compte l’environnement citadin comme support de création. A ce stade, ce type de pratiques représente notamment un mode d’expression et d’appropriation de l’espace publique… et parfois aussi d’indignation contre la société (particulièrement vrai pour le graffiti). Pourtant tout le monde ne le voit pas de cet oeil, et la législation punit très sévèrement tout ceux qui portent atteinte à l’environnement public.

Aujourd’hui le street art est une pratique qui est rentré dans les moeurs, ou du moins qui est beaucoup plus acceptée et répandue. D’ailleurs, nous avons une preuve de la popularité grandissante de l’art urbain et celle-ci tient en 6 lettres : BANKSY… Si ce nom ne vous dis rien vous étiez peut-être coincé sur une île déserte ces 3 derniers mois et avez donc réussi à passer outre la déferlante Banksy. Donc, pour tous les naufragés parmi vous, un bref rappel : ces dernières années l’artiste britannique Banksy a été énormément médiatisé pour ses oeuvres souvent dénonciatrices, que l’on retrouve dans les rues du monde entier. Il a même été élu personnalité de l’année lors des Webby awards décerné le 20 mai dernier. Banksy est également l’auteur du film « Faites le mur » , qui retrace de manière inattendu comment il a accidentellement « créé » un pseudo « street artiste » nommé Mr.Brainwash (de son vrai nom Thierry Guetta). Ce film dénonce le versant de la médiatisation croissante du street Art : des créations qui perdent tout sens, car engendré dans le seul objectif d’être commercialisées telles des marchandises comme les autres. Cela reflète le passage de l’art urbain de la rue vers les galeries d’art huppées. Ces derniers temps, on entend d’ailleurs beaucoup parlé de « vols » d’oeuvres de street art qui se retrouvent par la suite vendues aux enchères dans des galeries d’art sans l’accord des auteurs et le tout pour des sommes extravagantes (comprendre : somme a au moins 6 chiffres).

Ci-dessous quelques oeuvres et citations de Banksy

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Globalement, on peut dire que le Street art est passé d’une pratique underground et marginalisée, à quelquechose de beaucoup plus  mainstream et connu de tous (plus seulement des seuls aficionados). Et il faut dire que la communication n’y est pas pour rien. Depuis une dizaine d’année notamment, on voit fleurir les revues sur les cultures urbaines et les tendances de rues avec des magazines tels que Be Street, WAD, Vice, et j’en passe. Le potentiel créatif du street art étant presque sans limite et les agences de publicité l’ont bien comprises:  la tendance street art est telle qu’aujourd’hui on trouve même des agences spécialisées dans la communication par l’art urbain comme c’est le cas pour l’agence Rencart par exemple. Les grandes marques de luxe comme Louis Vuitton ne sont pas non plus en reste, depuis le début de l’année la marque de luxe française collabore avec des street artistes sur des collection de foulards en soie aux imprimés très graphiques.

Il semblerait donc que l’art urbain soit devenue un très bon outil de promotion. E t ce n’est pas la mairie du XXème arrondissement de Paris qui dira le contraire, puisqu’elle organise carrément un parcours « touristique » de graffitis dans l’est parisien. Allez y faire un tour ;)

 

Les évolutions du Street Art à l’heure digitale

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Le street art, qui est par essence fait pour évoluer dans un environnement urbain, tend de plus en plus à passer de l’offline vers l’online… En effet, avec des initiatives telles que La Tour Paris 13 on passe d’un art de rue éphémère a une expérience digitale interactive accessible au plus grand nombre! Pour rappel,  à l’origine il s’agissait simplement d’une tour d’habitation du 13e arrondissement de Paris  « appelée à être détruite fin 2013. Des mois durant, avec le soutien de la Mairie du 13e et l’accord du bailleur de l’immeuble, ICF Habitat La Sablière, la Galerie Itinerrance  fait appel a plus d’une centaine d’artistes de Street Art, venus des quatre coins du monde, pour investir la tour avant sa destruction. Une expérience en totale cohérence avec l’essence même du mouvement : à chaque artiste, un espace donné à investir, du mur au plafond, des interventions bénévoles et volontaires, une exposition ouverte à tous, sans aucune démarche commerciale, rien à vendre, puisqu’à la fin, tout disparait dans les gravats »…Enfin pas totalement puisque la tour, aujourd’hui détruite, est toujours visitable ! En effet, chaque centimètre carré du bâtiment/ galerie à été filmé et photographié sous tous les angles afin de transposer l’expérience citadine sur internet !

Envie d’une petite visite virtuelle de la tour ? Pour ceux qui ont envie de s’en mettre pleins les yeux ça se passe ici.

De nombreuses autres initiatives tendent également a mêler Street Art et art numérique avec notamment les « GIF-ITI », les pochoirs QR codes, ou encore les clés USB cimentées dans les murs. Pour les plus curieux d’entre vous, Libération a écrit un article très instructif sur le sujet, alors si vous voulez en savoir plus je vous conseil de vous rendre directement sur l’article « Street art et web en étroite connexion » sur le site de Libération.fr.

Je laisse la note de fin à Insa street artiste londonien avec la citation suivante :

Le graffiti était une forme artistique libre dont tout le monde pouvait profiter, mais il a été transformé en bien de consommation, vendu au plus offrant.Mes GIF-itis ne peuvent être accrochés au mur d’une galerie. Une fois téléchargés, ils sont libres de voyager et d’être vus par le plus grand nombre.Insa

Que ce soit sur le web ou bien dans la rue, le street art nous réserve encore bien des surprises donc STAY TUNED et préparez-vous à être éblouis par ce qui se profile: l’art c’est l’art, ça change, ça évolue mais ça ne s’arrête jamais!

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